Le projet de budget 2027 crée une déduction fiscale majorée pour les PME et ETI qui investissent dans les robots, la fabrication additive ou les capteurs. Taux, équipements éligibles et calendrier dessinent un avantage très inégal selon la taille et l'implantation de l'entreprise.
La start-up parisienne équipe déjà plus de 200 robots chez Toyota, Ford ou Stellantis avec une vision 3D qui s'adapte à toutes les marques. Son pari en dit long sur la façon dont l'industrie européenne peut moderniser son parc sans tout remplacer.
La start-up montpelliéraine boucle une série A de 15 millions d'euros pour industrialiser son robot de préparation dentaire. Reste à savoir ce qu'il faut réunir pour qu'une machine entre durablement dans un cabinet.
Ingénieur formé aux Arts et Métiers, Guillaume Mohara a passé cinq ans à souder au faisceau d'électrons chez IHI avant de fonder ArcSpace en 2022. Sa levée de plus de 2 millions d'euros doit financer une démonstration de soudage entièrement autonome à bord d'un engin spatial en 2027.
RunwayVC a bouclé un premier closing de 40 millions d'euros pour son deuxième fonds, avec Halliburton, Aker BP et le fonds de pension KLP à son tour de table. Son fondateur y assume un principe rare : faire financer la robotique industrielle par ceux qui l'achèteront.
Formée à l'Imperial College, Anahita Laverack a fondé Oshen en 2022 et vient de lever 4,27 millions d'euros pour tripler la production de ses voiliers robotisés. Marines militaires et services météo se disputent déjà ses constellations, au risque de tirer l'entreprise vers la défense.
SoftBank vient de porter seul la société suisse Gravis Robotics au rang de licorne, avec 172 millions d'euros. Son cofondateur promet des engins de chantier autonomes sans remplacer les machines ni les opérateurs.
NEURA Robotics reprend au 1er octobre le système de transport autonome de Bosch Rexroth. Après une série C de 1,4 milliard de dollars, la jeune société allemande se met à racheter les actifs industriels d'un géant du continent.
Le patron de Nvidia a fait de ses puces le socle de l'IA générative. Il vise désormais l'IA physique, celle des robots et des usines, qu'il estime à 50 000 milliards de dollars. Un pari qui redessine les rapports de force, y compris pour l'Europe.
À la tête de l'allemand Neura Robotics, David Reger vient d'ouvrir un centre d'entraînement pour robots et de boucler la plus grosse levée de la robotique. Son pari sur l'IA physique replace l'Europe dans une course dominée par les États-Unis et la Chine.
27 juillet 2026
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La robotique transforme l’industrie et gagne peu à peu les services, portée par l’automatisation et les progrès de l’intelligence artificielle. On y suit les robots industriels, les cobots qui assistent les opérateurs, les avancées technologiques et les acteurs qui structurent ce marché. Les contenus réunis ici montrent comment ces machines redessinent les chaînes de production et les métiers, avec une attention portée aux gains de productivité, aux enjeux d’emploi et à la compétitivité des entreprises françaises.