Open Cosmos a bouclé le 14 septembre un tour de table de 300 millions d'euros mené par des investisseurs européens. L'entreprise revendique quatre usines et une capacité d'un satellite par jour, dans un marché où la commande publique fixe désormais le rythme.
L'entreprise franco-allemande boucle une série C de 450 millions de dollars co-menée par Bessemer, Atomico et le Scaleup Europe Fund. Derrière le montant, un carnet de commandes annoncé à plus de 2 milliards de dollars dont la part ferme reste à établir.
HyImpulse boucle une extension de série A de plus de 50 millions d'euros sans le moindre contrat de l'Agence spatiale européenne, quand trois de ses concurrents se partagent 543,6 millions. Le lanceur allemand mise sur une propulsion hybride à la paraffine pour rendre l'accès à l'orbite économiquement tenable.
Space Cargo Unlimited prend une participation dans Novespace, la filiale du CNES qui exploite l'Airbus A310 ZERO-G depuis Bordeaux-Mérignac. L'opération installe un opérateur privé au capital d'un actif public unique en Europe, à l'approche de la fin de la Station spatiale internationale.
L'Agence spatiale européenne vient de signer ses premiers contrats de lancement avec trois opérateurs privés, dont l'espagnol PLD Space. Le versement dépend d'un vol orbital réussi avant la fin 2027, et les trois lauréats n'en sont pas au même point.
Ingénieur formé aux Arts et Métiers, Guillaume Mohara a passé cinq ans à souder au faisceau d'électrons chez IHI avant de fonder ArcSpace en 2022. Sa levée de plus de 2 millions d'euros doit financer une démonstration de soudage entièrement autonome à bord d'un engin spatial en 2027.
L'autrichien ENPULSION, fournisseur de propulsion électrique pour petits satellites, s'offre le britannique Lift Me Off et sa propulsion chimique. Derrière l'opération se joue la capacité des PME spatiales européennes à tenir le rythme face aux donneurs d'ordre américains.
23 août 2026
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Le spatial n’est plus réservé aux agences publiques : lanceurs privés, satellites, services en orbite et assemblage hors sol dessinent une filière industrielle à part entière. On y suit les entreprises européennes qui lèvent des fonds, décrochent des contrats institutionnels et tentent le passage à l’échelle, ainsi que les technologies qui rendent l’accès à l’orbite plus fréquent et moins coûteux. De quoi comprendre où se situent les positions françaises et européennes face aux géants américains, et ce que ces programmes changent concrètement pour les industriels restés au sol.