Lundi 28 septembre 2026

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Semaine de l’industrie 2026 : comment labelliser l’ouverture de votre entreprise avant le 9 novembre

Les inscriptions pour la 15e Semaine de l'industrie sont ouvertes jusqu'au 9 novembre. Pour une PME qui peine à recruter, obtenir le label pour une visite d'atelier ou un job dating suppose de respecter quelques règles du dispositif.

Lycéens en gilets jaunes Visiteur écoutant une technicienne devant un centre d'usinage dans un atelier industriel
Visites d'ateliers, job datings et interventions en classe peuvent être labellisés jusqu'au 9 novembre pour l'édition 2026.

Un atelier d’usinage qui ouvre ses portes à une classe de troisième un mardi de novembre, un fabricant de composants qui organise un job dating dans son hall d’assemblage : ces initiatives existent déjà dans beaucoup d’entreprises, sans toujours bénéficier de la visibilité qu’offre le label national de la Semaine de l’industrie. Les inscriptions pour la 15e édition sont ouvertes depuis le 16 septembre 2026.

Le dispositif sert d’abord un enjeu de recrutement. Selon le ministère de l’Économie, l’industrie prévoit 211 910 recrutements en 2026, dont près de 48 % jugés difficiles par les entreprises. Faire connaître ses métiers avant d’avoir un poste à pourvoir devient un investissement comme un autre. Comment une entreprise obtient-elle concrètement le label, et dans quel délai ?

Qu’est-ce que la Semaine de l’industrie ?

La Semaine de l’industrie est une opération nationale pilotée par la Direction générale des entreprises, qui labellise des événements gratuits de découverte des métiers industriels. La 15e édition se tient du 16 au 22 novembre 2026, avec une tolérance de deux semaines avant et après ces dates pour organiser son événement.

L’édition 2025 a réuni 5,1 millions de participants déclarés autour d’environ 8 000 événements, selon la Direction générale des entreprises. Cette audience explique l’intérêt du label pour une entreprise qui cherche à se faire connaître des jeunes de son bassin d’emploi.

Qui peut labelliser un événement pour l’édition 2026 ?

Trois catégories d’acteurs peuvent demander le label : les entreprises, les fédérations industrielles et les établissements scolaires ou de formation. La présentation officielle ne pose pas de condition de taille, et une PME de quelques dizaines de salariés peut donc inscrire une visite d’atelier au même titre qu’un grand groupe, dès lors qu’elle respecte les critères du dispositif.

Les partenariats ouvrent d’autres portes. S’associer à un lycée professionnel voisin ou à sa fédération professionnelle permet de mutualiser l’organisation et de toucher directement les classes concernées. Pour une entreprise qui accueille déjà des apprentis, le lien avec l’établissement de formation constitue souvent le point d’entrée le plus simple, et le choix du format vient ensuite.

Les formats d’événements acceptés

La Direction générale des entreprises accepte une palette large de formats, présentiels comme à distance, qui peuvent se combiner sur une même journée :

  • les visites d’entreprise et d’ateliers de production ;
  • les job datings et les forums des métiers ;
  • les webconférences animées par des salariés ou des dirigeants ;
  • les interventions en classe auprès des collégiens et lycéens ;
  • les expositions consacrées aux savoir-faire et aux produits.

Le choix dépend des moyens disponibles. Une visite exige un parcours sécurisé et des équipements de protection pour les visiteurs, tandis qu’une intervention en classe ne mobilise qu’un ou deux salariés volontaires pendant une demi-journée. Quel que soit le format retenu, l’événement devra ensuite passer le filtre des critères de labellisation.

Quels critères un événement doit-il remplir pour obtenir le label ?

Un événement labellisé doit remplir trois conditions cumulatives : être gratuit, être ouvert aux publics visés et porter sur l’information autour de l’industrie. Les publics cibles sont les jeunes, les étudiants, les demandeurs d’emploi et le grand public, d’après la page du ministère de l’Économie publiée le 16 septembre 2026.

La gratuité s’entend pour les visiteurs : aucune participation ne peut leur être demandée pour assister à l’événement. L’exigence d’information interdit, dans l’esprit du dispositif, une opération purement commerciale présentée comme une visite : la présentation de la gamme de produits reste possible, à condition que les métiers et les parcours de formation restent au centre.

La dimension recrutement n’est pas exclue pour autant. Un job dating répond aux critères dès lors qu’il reste ouvert et gratuit, ce qui permet de combiner découverte des métiers et sourcing de candidats sur un même créneau.

Comment inscrire son événement avant le 9 novembre 2026 ?

L’inscription se fait en ligne, sur le formulaire de contribution de l’agenda officiel de la Semaine de l’industrie hébergé sur la plateforme OpenAgenda. La date limite est fixée au 9 novembre 2026, soit une semaine avant l’ouverture de l’édition, ce qui laisse un peu plus de six semaines pour s’organiser.

Avant de remplir le formulaire, mieux vaut réunir les informations de base : date, lieu, format, public attendu, modalités d’accès et contact de l’organisateur. Il est utile de préparer ces informations avec le responsable sécurité du site, en particulier le nombre maximal de visiteurs et les zones accessibles, pour éviter de promettre un parcours impossible à tenir le jour venu.

Une fois l’événement référencé, l’entreprise peut s’appuyer sur un kit de communication fourni par les organisateurs. Pour toute question, la Direction générale des entreprises met à disposition une adresse dédiée, [email protected], ainsi qu’une foire aux questions en ligne.

Pourquoi une PME industrielle a-t-elle intérêt à ouvrir ses portes ?

Une PME industrielle a intérêt à ouvrir ses portes parce que ses difficultés de recrutement commencent bien avant la publication d’une offre. Les femmes représentent moins de 30 % des salariés industriels, et l’industrie comptait 63 900 emplois vacants au quatrième trimestre 2025, selon le communiqué gouvernemental du 20 avril 2026.

Le gouvernement a fait de l’attractivité des métiers industriels un axe assumé. En annonçant les dates de l’édition 2026, le ministre du Travail a lancé un appel direct aux jeunes.

Je lance un appel aux jeunes : venez découvrir l’industrie. Elle offre des métiers bien rémunérés et porteurs de sens, accessibles du CAP au doctorat.

Jean-Pierre Farandou, ministre du Travail et des Solidarités, communiqué de presse du 20 avril 2026 annonçant la 15e Semaine de l’industrie

Pour une entreprise qui peine à pourvoir les postes industriels restés vacants, la visite sert aussi de vivier pour les contrats en alternance, dont il faut désormais connaître le coût réel après le nouveau barème avant de s’engager.

Une vitrine qui prépare les recrutements de 2027

Le calendrier joue en faveur des entreprises qui s’y prennent tôt. Un collégien qui visite un atelier en novembre choisit son orientation au printemps suivant, et un lycéen de terminale formule ses vœux d’apprentissage dans les mois qui suivent. L’effet d’une visite se mesure donc à l’échelle de la prochaine rentrée, pas de la semaine.

Reste la question du suivi. Une entreprise qui collecte les coordonnées des visiteurs intéressés, avec leur accord, et qui les recontacte au moment de ses campagnes d’alternance transforme une journée portes ouvertes en canal de recrutement. La différence entre une opération de communication et un levier durable tient souvent à ce détail d’organisation.


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